Statements
Je ne vois pas une seule raison qui expliquerait pourquoi les radios
suisses ne diffusent (presque) pas de musique suisse.
Sina, musicienne
J'estime que laisser plus de place sur tous les émetteurs
aux créateurs de musique de chez nous fait également
partie du mandat de service public confié à la SRG SSR.
Quand on prétend réaliser l'«idée suisse»
et que l'on encaisse chaque année un milliard de francs de
redevance, on doit aussi accorder plus de temps d'antenne à
la musique et à la cul-ture suisses. La musique et la culture
sont capitales pour l'identité cultu-relle.
Anita Fetz, conseillère nationale
Il est angoissant de voir que les radios formatées aux hits
et adonnées à la bouillie uniformisée empêchent
systématiquement la culture musicale suisse de se développer.
Roman Camenzind, Subzonic
«idée suisse» sans les Suisses est comme une nuit
d'amour sans a-mant. Ce que fait «idée suisse»
de notre musique ressemble à ce que fait l'apiculteur lorsqu'il
enfume ses abeilles pour vendre la fumée en guise de miel.
Linard Bardill, chanteur-compositeur
«idée suisse» - la SSR s'est fourrée dans
un joli pétrin. Il semble que les musiciens suisses manquent
d'idées puisqu'on ne diffuse pas leurs uvres dans de
justes proportions. La dialectique pour vengeance
n'était-ce
pas ce que Nietzsche prophétisait?
George Gruntz, musicien de jazz
L'identité suisse se compose aussi et surtout de la culture
suisse. Et la musique suisse, qu'elle soit classique, folklorique
ou moderne, fait elle aussi partie de cette culture, mais certainement
à raison de plus de neuf pour cent du temps de diffusion.
Alex Tschäppät, conseiller national